Ce test burn-out gratuit t’aide à faire le point sur ton niveau d’épuisement en une dizaine de minutes, à partir d’une échelle reconnue par la recherche, et sans avoir à laisser ton email.
Ton résultat s’affiche tout de suite, accompagné d’une lecture de psy pour comprendre ce qu’il signifie et ce que tu peux en faire.
Il ne remplace pas un diagnostic, mais il peut t’aider à mettre des mots sur ce que tu vis depuis un moment, et à décider s’il est temps d’en parler à quelqu’un.
Le test proposé sur cette page s’appuie sur le Copenhagen Burnout Inventory (CBI), un questionnaire burn-out développé au Danemark par Tage Kristensen et son équipe, et publié en 2005. Les chercheurs l’ont construit autour de ce qu’ils considèrent comme le cœur du burn-out : le sentiment de fatigue et d’épuisement, physique et psychologique, et la façon dont la personne le relie à son travail et à ses relations professionnelles.
Ce test burnout te donne donc une photographie de ton niveau d’épuisement à un moment précis de ta vie. Il peut t’aider à te situer, à suivre ton évolution dans le temps, ou à apporter une base concrète si tu décides de consulter.
En revanche, il ne mesure ni la dépression, ni l’anxiété, ni les causes physiques qui peuvent expliquer une grande fatigue (une anémie ou un problème de thyroïde, par exemple).
Le burn-out reste un syndrome clinique, et la Haute Autorité de santé rappelle que son repérage relève d’un professionnel de santé : aucune échelle d’auto-évaluation ne peut s’y substituer.
Le mot de la psy
Chercher un test, c’est souvent chercher une autorisation. Tant que la fatigue n’a ni nom ni chiffre, beaucoup de femmes se sentent illégitimes à s’en occuper, comme s’il leur fallait une preuve extérieure pour avoir le droit d’aller mal.
Le score peut jouer ce rôle de déclic, et c’est très bien. Garde simplement en tête que ta fatigue mérite d’être prise au sérieux avant même d’être mesurée.
Le test comporte 19 questions, réparties en trois dimensions de l’épuisement.
Pour chacune, tu réponds sur une échelle en cinq niveaux, de « jamais » à « toujours » (ou de « très faiblement » à « très fortement », selon la formulation de la question). Il te faut environ dix minutes.
Le CBI a été conçu pour que la formulation des questions puisse s’adapter au contexte de la personne. J’ai donc ajusté certaines formulations pour qu’elles parlent aux entrepreneures : quand le questionnaire d’origine parle de patients ou d’usagers, il est question ici de tes clients.
Ton résultat s’affiche dès la dernière réponse, avec un score pour chaque dimension et un texte d’interprétation.
Pense à tes dernières semaines dans leur ensemble, plutôt qu’à ta pire journée ou à ton meilleur week-end. Un résultat calculé un soir de grande fatigue ou au retour de vacances donnerait une image déformée de ce que tu vis au quotidien.
Réponds aussi spontanément que possible. Si tu hésites entre deux réponses, prends celle qui t’est venue en premier, sans chercher à arrondir vers le bas pour te prouver que tu tiens le coup.
Et si certaines questions te mettent mal à l’aise, prends note de ce malaise : il en dit souvent autant que le score lui-même.
Chaque dimension donne un score sur 100, calculé à partir de la moyenne de tes réponses. Plus il est élevé, plus le niveau d’épuisement mesuré est important.
Ton profil compte autant que tes chiffres. Un score personnel élevé avec un score lié à l’activité plus bas peut indiquer que ta fatigue vient d’ailleurs (de ta vie personnelle, de ta santé), et c’est un bon motif pour en parler à ton médecin. Un score élevé sur la relation avec tes clients signale souvent une fatigue de compassion, que l’on retrouve beaucoup dans les métiers d’aide.
Le mot de la psy
Quand ton métier consiste à accueillir les difficultés des autres, l’épuisement peut naître de la relation elle-même. Les professionnelles de l’accompagnement sont souvent les dernières à repérer leur propre fatigue, parce que leur attention est entièrement tournée vers celle de leurs clients, et parce qu’avouer qu’elles s’épuisent semble contredire le rôle qu’elles tiennent.
Cette troisième dimension rend visible une fatigue que tu as peut-être appris à considérer comme faisant partie du métier.
Ce test est un outil d’auto-évaluation. Il ne remplace ni un diagnostic médical ni un accompagnement psychologique.
Si ton score t’inquiète, ou si tu traverses une période très difficile, parles-en à ton médecin traitant. Tu peux aussi me contacter. En cas d’idées noires, appelle le 3114 (gratuit, 24 h/24 et 7 j/7).
Pense à tes dernières semaines dans leur ensemble, plutôt qu'à ta pire journée ou à ton meilleur week-end, et réponds spontanément. Ton résultat s'affiche dès la dernière réponse.
Outil d'auto-évaluation inspiré du Copenhagen Burnout Inventory (Kristensen et al., 2005). Il ne remplace ni un diagnostic médical ni un accompagnement psychologique. Tes réponses restent dans ton navigateur : rien n'est enregistré.
Si tu as cherché un test de Maslach en ligne, tu es sûrement tombée sur le MBI (Maslach Burnout Inventory), créé par Christina Maslach et Susan Jackson au début des années 1980.
C’est l’échelle de burn-out la plus utilisée dans la recherche.
Elle comporte 22 questions et évalue trois dimensions : l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation (une prise de distance, parfois cynique, avec son travail et les personnes qu’on accompagne) et le sentiment d’accomplissement personnel.
Son utilisation est soumise à une licence payante, ce qui explique qu’on la trouve surtout dans des documents PDF ou des outils réservés aux professionnels.
Le BAT (Burnout Assessment Tool), développé plus récemment par Wilmar Schaufeli et ses collègues, s’intéresse lui à l’épuisement, à la distance mentale vis-à-vis du travail et aux altérations cognitives et émotionnelles.
Le CBI, sur lequel s’appuie ce test, a été conçu comme une alternative au MBI, et il est libre d’accès. Il se concentre sur la fatigue et l’épuisement, et sur la part que tu en attribues à ton activité et à la relation avec tes clientes.
Ces trois échelles mesurent l’épuisement de façon sérieuse, avec des approches un peu différentes, et aucune ne permet de poser un diagnostic à elle seule.
Beaucoup de personnes cherchent un test burn-out ou dépression, parce que les deux se ressemblent par certains aspects : une grande fatigue, des troubles du sommeil, une perte d’envie, des difficultés de concentration.
Un score élevé à ce test peut donc aussi refléter un épisode dépressif, et c’est l’une des limites de l’auto-évaluation.
La distinction la plus utile porte sur l’étendue des difficultés.
Le sommeil donne parfois un indice. Dans le burn-out, la difficulté porte plutôt sur l’endormissement, alors que dans la dépression, ce sont plutôt les réveils en pleine nuit avec impossibilité de se rendormir.
Les deux peuvent aussi coexister, et un burn-out peut évoluer vers une dépression.
Dans la CIM-11, l’Organisation mondiale de la santé classe le burn-out comme un phénomène lié au travail, et non comme un trouble médical, ce qui rend l’évaluation clinique d’autant plus importante pour faire la part des choses.
Une échelle mesure l’épuisement. Elle ne mesure pas la culpabilité de se reposer, qui pourtant en est souvent le déclencheur.
Un questionnaire mesure ce que tu ressens et ce que tu es capable de reconnaître.
Une partie de l’épuisement lui échappe donc, en particulier tout ce qui se passe avant l’effondrement.
C’est le cas de ce que j’appelle le mode survie entrepreneurial : cet état dans lequel tu continues d’avancer, de livrer et de répondre aux messages, avec une vigilance permanente qui ne te quitte plus. Tu n’arrives plus à t’arrêter, même quand tu en as l’occasion. Tu vérifies tes mails le dimanche « juste pour voir ». Et petit à petit, ce que tu aimais dans ton métier perd de sa saveur, sans moment précis où tu pourrais dire que l’envie est partie.
Ces signes ressemblent de loin à de l’engagement ou à de la rigueur, et c’est justement ce qui les rend si difficiles à repérer, pour toi comme pour ton entourage. Je les décris plus en détail dans mon article sur l’épuisement entrepreneurial, et j’explique comment sortir du mode survie dans un autre article.
Le corps, lui, envoie souvent ses signaux bien avant que la tête les accepte : une fatigue que le sommeil ne répare plus, des nuits hachées, des tensions, un cycle qui se dérègle. Je les détaille un par un dans mon article sur les symptômes du burn-out chez la femme.
Le mot de la psy
Une échelle mesure ce que tu perçois de toi. Or le mode survie a la particularité d’émousser cette perception : quand ton organisme fonctionne en alerte depuis longtemps, il s’habitue à cet état et finit par le prendre pour la normale.
Un score modéré peut donc masquer un épuisement plus profond chez une femme qui a appris à ne plus sentir sa fatigue. C’est souvent le cas de celles qui tiennent tout à bout de bras depuis des années.
Ton résultat te donne une indication. Voici ce que tu peux en faire, selon ce qu’il t’apprend.
Et si ce test t’a fait réaliser que tu doutes aussi beaucoup de toi en ce moment, le test du syndrome de l’imposteur pourrait t’intéresser : les deux mécanismes se nourrissent souvent l’un l’autre.
Le mot de la psy
Face à un score élevé, beaucoup de femmes ont le réflexe de minimiser : « j’ai répondu un mauvais jour », « je ne suis pas si mal ». Ce réflexe protège d’une conclusion qui fait peur, puisque reconnaître l’épuisement obligerait à changer un rythme dont dépendent souvent tes revenus. Tes résultats pointent un rythme intenable : la vraie question devient alors : comment ralentir sans perdre ses revenus ?
Si tu te surprends à chercher toutes les raisons de ne pas croire ton résultat, observe ce mouvement avec curiosité. Il fait partie de ce qui t’a permis de tenir jusqu’ici, et il mérite d’être regardé de près.
Le MBI de Maslach est l’échelle de burn-out la plus étudiée et la plus utilisée dans la recherche, et sa fiabilité est solidement établie. Comme tout questionnaire, il mesure un niveau d’épuisement sans poser de diagnostic. Le test proposé sur cette page repose sur une autre échelle reconnue, le Copenhagen Burnout Inventory, dont les études montrent une bonne cohérence interne et un lien avec des indicateurs de santé comme les arrêts maladie ou les troubles du sommeil.
Oui, et il a même été pensé pour ça. Les questions qui parlent de travail concernent ton activité, et celles qui portent sur la relation d’aide concernent tes clients. Le CBI a été conçu pour que ses formulations puissent s’adapter au contexte de chacun, ce qui en fait un bon outil pour les indépendantes et les entrepreneures.
Compte une dizaine de minutes pour répondre aux 19 questions, et quelques minutes de plus pour lire l’interprétation de tes résultats.
Oui. Tu n’as besoin ni de créer un compte ni de laisser ton email pour faire le test, et ton résultat s’affiche directement à l’écran.
Oui, celui-ci en fait partie. Il en existe d’autres, souvent basés sur le MBI en version PDF ou sur des quiz sans fondement scientifique. Avant de te fier à un résultat, vérifie sur quelle échelle s’appuie le test, et s’il t’aide à interpréter ton score au lieu de te laisser seule avec un chiffre.
C’est une échelle d’auto-évaluation qui mesure ton niveau d’épuisement à partir de tes réponses à une série de questions. Les plus sérieux, comme le MBI, le BAT ou le CBI, ont été validés par la recherche. Ils permettent de te situer et d’ouvrir une discussion avec un professionnel, sans remplacer son évaluation.
Quel est l’état réel de ta santé mentale en tant qu’entrepreneure ?
En t’inscrivant tu es ok pour recevoir le diagnostic. Tu pourras te désinscrire à tout moment.
Psychologue du business